Qu’est ce qu’un fake e-commerce ?

Le terme de fake e-commerce peut désigner deux réalités différentes pour une personne attentive aux pratiques SEO. D’un côté, il existe des sites créés pour gagner en visibilité dans les moteurs de recherche ou faire de l’affiliation. De l’autre, certains e-commerces ont pour objectif d’arnaquer les utilisateurs en vendant des produits dont ils ne verront jamais la couleur.

Ces deux approches peuvent d’ailleurs se croiser, notamment lorsque des sites cherchent à se positionner dans les résultats de recherche dans le but de tromper les internautes.

Dans cet article, le but est de cadrer les tests de fake e-commerce que je mène en parallèle, je vais donc essayer de couvrir la définition qui me concerne, en distinguant clairement les usages frauduleux possibles.

Définition rapide d’un fake e-commerce

Un fake e-commerce est un site qui imite un e-commerce classique : catalogue produit, pages catégories, fiches détaillées. Pourtant, derrière cette apparence, il n’y a pas toujours de stock, ni de logistique, ni de processus d’achat abouti. Le site sert avant tout de support pour capter du trafic ou tester des stratégies, plutôt que pour vendre réellement.

Cette définition se vérifiera lors de notre exemple à la fin de l’article.

Pourquoi le fake e-commerce intrigue autant ?

Ce sujet attire particulièrement en SEO, car il touche à des leviers puissants. Un site e-commerce permet de se positionner sur des requêtes transactionnelles, souvent très concurrentielles et à forte valeur. En simulant un catalogue ou une structure produit, il devient possible de tester rapidement des niches, d’être présent dans les SERPs rentables et de capter du trafic sans construire un véritable business (il y a une logique de réactivité et de flexibilité).

Mais cette pratique repose sur une frontière floue. D’un côté, certains l’utilisent comme un outil de test ou de recherche SEO. De l’autre, elle peut dériver vers des usages trompeurs, voire frauduleux, notamment lorsque l’intention est de manipuler l’utilisateur ou de profiter de sa confiance.

C’est cette ambivalence qui rend le fake e-commerce à la fois intéressant et sensible. L’objectif ici est donc de clarifier le sujet, en distinguant les usages et en expliquant les logiques SEO derrière.

Différences avec le e-commerce classique, le dropshipping et les scams

Contrairement à un e-commerce classique, le fake e-commerce ne repose pas sur un modèle commercial réel. Il ne cherche pas à vendre des produits directement sur le site. Comme dit dans la partie précédente, le but est d’imiter ce dernier, en affichant, comparant, etc. Si le site vend sur son propre nom de domaine, il devient naturellement un e-commerce qu’il soit frauduleux ou non.

Rapidement, nous pouvons aussi penser au dropshipping, qui a été à la mode à partir des années 2010. Dans ce Business Model, les produits sont bien vendus sur le site, mais la logistique est externalisée. Dans ce cas, il y a une intention commerciale claire ET l’internaute achète directement sur le site. Si on suit la même logique, dropshipping = e-commerce. Attention tout de même à ne pas tout confondre. Le terme de dropshipping ne signifie pas que le site est blanc comme neige. Il peut très bien être frauduleux en vendant au mieux des produits à la qualité douteuse, ou bien des produits qui ne fonctionnent pas, tout ça dépendra de la définition de « frauduleux » que nous retenons, là n’est pas le sujet.

Dernier point d’attention auquel je tiens, le terme de « fake e-commerce » ne doit pas être systématiquement confondu avec les scams (arnaques). Certains fake e-commerces sont utilisés dans une logique SEO (tests, acquisition de trafic…) sans intention de tromper l’utilisateur (comme dans le cas de mon site test). À l’inverse, les sites frauduleux cherchent à manipuler ou escroquer, notamment en récupérant des données ou en encaissant des paiements sans livrer.

La preuve de cette ambivalence ou confusion se vérifie dans la SERP de Google, en tapant « fake e-commerce », il y a 2 types de sujets qui ressortent et qui correspondent à ceux décrits juste avant.

⚠️ Petit aparté : si vous avez un doute sur la fiabilité d’un site, le Gouvernement liste via un article dédié, les points à vérifier, vous pouvez les consulter sur ce lien mais voici les plus important à mon sens :

  • Vérifier la réputation du site Internet en tapant le nom du site + « arnaque » ou « avis »
  • Les avis ne sont pas toujours fiables, trop d’avis positifs peut être une façade trop parfaite pour une réelle marque ancrée depuis des années
  • Consulter la liste noire de l’AMF
  • Vérifier les modes de paiements proposés et privilégier les paiements sécurisés
  • Attention aux redirections lors des paiements, qui redirigent vers des noms de domaine douteux

Exemples de fake e-commerces (version affiliation)

Pour illustrer tout le contenu de cet article, rien de mieux qu’un exemple de fake e-commerce qui est du bon côté de la force. Pour cet exemple je suis allé sur le site www.quel-canape.fr qui est un exemple repris par Maximilien Labadie dans un article également dédié au sujet.

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Sur ce site, on comprend clairement que l’objectif est l’affiliation, sans volonté d’arnaquer l’utilisateur (redirection sur des sites de marques reconnues). Le seul point qui peut soulever un doute concerne la légitimité à donner un avis sur les produits, et donc l’impartialité de ces recommandations. Mais bon… nous ne traiterons pas ici le sujet de l’affiliation pour savoir si c’est bien ou mal.

Un deuxième exemple est celui de https://www.idealo.fr un énorme site comparateur qui arrive à se positionner dans les Product Snippet.

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Mes objectifs SEO derrière un fake e-commerce

Le projet a commencé avec un site lancé en 2025, initialement centré sur des contenus informationnels. Après quelques mois et 10 000 visites en 6 mois, l’idée a été de tester si un site historiquement informationnel pouvait se positionner sur des requêtes transactionnelles, sans proposer de véritable expérience d’achat comme le font les e-commerces traditionnellement.

Plutôt que de se limiter à des guides ou pages “meilleur + produit”, le choix s’est porté sur un fake e-commerce pour expérimenter différentes stratégies SEO : structure de site, maillage interne, indexation, parcours d’achat et positionnement sur des requêtes à forte valeur.

J’explique chaque test au fur et à mesure, avec des indicateurs précis à suivre : indexation, impressions, puis clics, jusqu’aux premiers clics sur les liens d’affiliation. Au final ce qu’on y trouvera c’est ce qui fonctionne ou pas.

L’ensemble du projet est donc un terrain d’expérimentation SEO, permettant d’observer comment un site informationnel peut évoluer vers le transactionnel et si oui comment ça se traduit en terme de visibilité organique.

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