Avant tout propos, bienvenue ! Je lance ici une série de contenus sur des problématiques que j’ai rarement lues sur les forums ou Discord. Allez je rentre dans le vif du sujet rapidement, bonne lecture !
Les e-commerces étant une typologie de site intéressante à exploiter, j’en ai lancé un pour quatre raisons :
- Qu’il devienne un terrain de jeu pour améliorer mon expertise sur les différents pans du SEO
- Besoin d’un nouveau défi (que ce soit en SEO ou de prise de paroles sur mes propres tests)
- Savoir si un site historiquement informationnel peut être visible sur des requêtes transactionnelles (une solution à l’aube de l’AIO ?)
- Connaître les défis liés à l’affiliation en ligne et le SEO.
Etat des lieux du projet et du site e-commerce
Le nom de domaine du site a été acheté en 2025 et il a tout de suite proposé du contenu qui vise à se positionner sur des requêtes informationnelles.
Les premiers clics depuis les SERP s’observent 3 mois après. Depuis, ce sont 10k de trafic en 6 mois, d’après la GSC.
A partir de ce moment, et voyant l’arrivée de l’AI Overview de Google étant de plus en plus imminente en France, je veux positionner ce site sur des requêtes plus commerciales voire transactionnelles. Mais comment passer d’un site historiquement informationnel, à un site qui se positionne sur des requêtes basées sur de la recherche de produit ?
Finalement, ce dernier point, n’est pas un réel problème quand nous observons tous les sites d’affiliation dans les SERP. J’aurais pu me contenter de construire des guides et des pages positionnés sur « meilleur + produit ». Mais l’idée d’un fake e-commerce est plus excitante !
Il me manque plus qu’à trouver le marché que je vais essayer de pénétrer tout en restant dans la thématique actuelle de mon site : pour faire rapide, je décide de proposer des produits artisanaux. A présent, je peux me lancer dans ce projet ! Donc c’est parti.
Comment définir un fake e-commerce
Il est important de définir dans un premier temps ce que c’est : c’est un site marchant, une boutique en ligne tout ce qu’il y a de plus classique qui imite le fonctionnement d’un e-commerce classique. La différence majeure est que le visiteur ne peut pas acheter de produit ou service directement sur le site en question.
Au lieu de permettre l’achat direct, le site propose généralement un lien d’affiliation vers un partenaire externe.
Un exemple pour illustrer ça ?
Imaginez vouloir acheter ce magnifique verre cristal Baccarat. Vous avez ici la possibilité de l’ajouter au panier et de l’acheter.
Eh bien un fake e-commerce ne permet pas l’achat directement sur le site. Comme dit avant, vous serez redirigés vers le site partenaire pour finaliser l’achat.

Si tu souhaites approfondir cette définition, j’ai traité le sujet dans un article dédié : comment définir un fake e-commerce ?
⚠️Disclaimer : comme vous l’avez lu, quand je parle de fake e-commerce, c’est dans sa version légale. A ne pas confondre avec des boutiques (ou arnaques) en ligne qui permettent un paiement sur leur plateforme mais qui n’expédieront jamais de produits/services ensuite. Je ne ferai en aucun cas l’éloge ou des tests sur ce style d’arnaque puni par la loi française et européenne1.
Les enjeux identifiés autour d’un fake e-commerce
Commençons directement par les enjeux que cela engendre de ne pas permettre l’achat de produits/services directement sur le site (ces enjeux pourront évoluer dans le temps avec le projet lui-même).
Les enjeux SEO
Un parcours d’achat tronqué
Pour moi l’un des enjeux SEO se trouve au niveau des signaux utilisateurs. Si on prend Google et son algorithme NavBoost qui surveille les interactions entre un visiteur et la SERP 👀 , je pense qu’un fake e-commerce à une lacune.
Le parcours que nous pouvons imaginer d’un visiteur qui va directement acheter un produit depuis un résultat organique (si on ignore l’actualité autour de l’UCP de Google) : recherche d’une requête à intention commerciale/transactionnelle dans Google ➜ clic sur un résultat de recherche qui est une page catégorie ➜ scroll et sélection d’un produit ➜ ajout au panier ➜ passer au paiement sur la page panier ➜ commande passée
Dans ce parcours assez basique, l’utilisateur ne revient pas dans la SERP, et c’est là que le fake e-commerce pêche à mon sens.

Le problème de mon site est que le visiteur butte sur la fiche produit. Il ne peut pas finaliser l’achat. L’utilisateur peut très vite revenir dans ses résultats de recherche pour trouver un site plus rassurant. C’est ce que surveille Navboost et le fait de revenir dans une SERP après avoir déjà visité un site web, est un signal négatif.
Trop de liens externes
Au-delà du comportement utilisateur, je vais devoir surveiller la distribution de mon PageRank. J’utilise ici la notion de PageRank (c’est un algorithme), que Google utilise pour classer une page, à l’aide d’un score qui détermine sa « popularité ». Ce score n’est plus fourni par Google, mais certains indicateurs nous aide de manière plus ou moins fiable, à déterminer la valeur de ce score. Ici, quand je parlerai de popularité, je vais garder la notion générique qu’on peut se faire de la popularité d’une page.
Mes pages ont donc chacune, une certaine popularité/autorité construite depuis un peu moins d’un an quand ces lignes sont écrites. Il y a un certain écart entre mes pages historiques et les pages rattachées au e-commerce (fiches produits et pages catégories).
Il est possible de distribuer l’autorité d’une page avec, par exemple, un lien d’une page A vers une page B, mais aujourd’hui, ces liens sont très peu présents sur le site. En d’autres termes, la structure de lien n’est pas encore construite vers la partie e-commerce, qui ne jouit pas encore de la popularité de certaines pages.
Cependant, j’anticipe les chantiers de maillage interne que je serai obligé de déployer. Vient donc le sujet des liens d’affiliation externes sur mes fiches produits. L’autorité d’une page se distribue en interne mais aussi à une page externe au domaine. Si j’insère un lien d’affiliation qui redirige le visiteur à l’extérieur de mon site, je distribuerai gentiment l’autorité de ma page vers un autre domaine.
C’est gentil non ? Alors oui, un lien externe n’est pas négatif et peut être la preuve d’un contenu naturel et sourcé. Mais sur un objectif de plusieurs centaines de produits proposés, je pense aujourd’hui, que je dois être avare en ce qui concerne mon PR.
Alors idem que le parcours d’achat tronqué, une solution devra être trouvée.
Le Merchant Center
Concentrons-nous sur Google, le moteur de recherche numéro un en France. En tant qu’e-commerçant, on peut inscrire ses produits sur le Google Merchant Center, qui permet d’apparaître dans les résultats de Google Shopping.
Ces résultats produits, apparaissent dans les SERP Google sur des requêtes transactionnelles.
Pour un e-commerce, il est donc crucial d’apparaître sur ces requêtes .
Cependant, le Google Merchant Center, impose de renseigner des informations, que seul un « vrai e-commerce » peut renseigner :
- politiques de livraison
- les avis
- information sur l’entreprise
Avant que l’apparition dans Google Shopping devienne une priorité dans mes objectifs de visibilité, j’ai d’autres étapes plus importantes à passer dans la construction de mon site.

Les enjeux éthiques
Cette partie vise à rappeler les objectifs de ce site d’affiliation sous forme de fake e-commerce. Mon but n’est pas de mettre en avant les produits qui proposent les meilleures commissions d’affiliation en démontrant que « c’est ce produit, le meilleur du marché » et en changeant d’avis autant de fois que je trouve une meilleure commission.
Mon but aujourd’hui, en tant que SEO qui a encore beaucoup de terrains à explorer, c’est de tester, récolter des résultats, ajuster, partager et échanger 🙂.
Bien sûr, quand j’aurai atteint mes objectifs de visibilité, je développerai le site pour qu’il génère ses premières commissions. Ceci dit, j’en suis très très loin et qui me dit que j’atteindrai un jour une visibilité suffisante ?
En parlant de visibilité, voyons voir de quelle base nous partons.
Quels indicateurs surveiller et comment les suivre ?
- Le premier indicateur à regarder sera l’indexation des pages collections et des fiches produits. Pour ce faire, la Google Search Console et le Webmaster Tool de Bing seront mes meilleurs alliés.
- Après l’indexation, les impressions seront intéressantes à surveiller pour le lancement de la partie e-commerce et plus que l’on pense. L’indexation et la première étape à passer mais les impressions me confirmeront au moins l’apparition de mes pages dans les résultats de recherche. Ce sera une première petite victoire, même si je suis positionné à la 6e page des résultats de recherche.
- A terme, je surveillerai bien évidemment les clics depuis les résultats de recherche.
La phase de construction du e-commerce : templates de pages, choix des produits, pages légales etc.
Je vous passe les détails de la construction du e-commerce, qui n’a pas de directions révolutionnaires à expliquer ici.
Par contre, après la création de mes templates de pages, je publie le premier produit du site assez rapidement. Sans rentrer dans les détails, ce produit vient d’un artisan rencontré en Touraine qui est partant pour proposer ses produits sur le site. Pas de promesse de vente, pas de contrat ou tout ce qu’on peut imaginer avec de l’affiliation en direct, juste de la volonté de travailler ensemble. Il faut dire qu’on est très loin d’une vente 😁
Sur le site on voit donc 1, 2, 3 puis 4 produits de publiés. Pour commencer dans ce projet, je ne déploie aucune stratégie d’optimisations SEO que nous pouvons imaginer. Je crée simplement ma fiche produit avec un mot-clé dans le title et le H1, le lien de la partie e-commerce dans le header et puis c’est tout ! (c’est un peu léger non ?)
Bref, pour résumer comment je vais fonctionner sur ce projet, l’infographie résume le cadre que je veux m’imposer.

Les premiers résultats : bons ou pas bons ?
Pour utiliser l’infographie présentée juste avant, mon objectif est de rendre la partie e-commerce visible et le premier KPI que je vais surveiller c’est l’indexation de mes pages.
Je ne m’attendais pas à un bonne indexation ou des performances SEO de suite, mais au début c’était vraiment silence radio. Aucune réaction des moteurs de recherche après 2 semaines de publication.

Je m’attendais à rien mais je suis quand même déçu. 🤡 (à savoir que la GSC et le Webmaster Tool confirme l’absence de mes pages des index)
Finalement, je me rends compte que les quelques produits sont invisibles dans les moteurs de recherche mais aussi sur mon site, puisque même un visiteur qui sait que je vends des articles, aurait du mal à les trouver à travers une navigation classique.
Pour être honnête avec moi-même également, un moteur de recherche n’aurait aucun intérêt à me proposer dans ses résultats de recherche :
- un catalogue trop léger (pas assez de produits) pour être pertinent sur des requêtes commerciales ou transactionnelles.
- une optimisation sémantique trop légère et qui ne me permet pas d’apporter le contexte sémantique suffisant pour que mes pages soient considérées comme pertinentes, de qualité et différenciantes.
⚠️ Je réfléchis encore à la forme de présentation de tous les tests et leurs résultats, et ce sera surement sous forme d’une autre page qui évoluera au fur et à mesure : lien de la page si elle existe déjà.
Quels ajustements apporter ?
Je décide de régler le premier problème identifié, c’est à dire un manque de produits dans mon catalogue. Pour que mon catalogue se développe, je décide de garder le même standing de produits, en appelant directement des artisans.
Je me rends vite compte que ce choix a ses limites dans mes objectifs de visibilité, en tout cas si je veux tester mes hypothèses rapidement. Voici les 2 problèmes que j’affronte :
- l’appel à un artisan est très chronophage
- c’est difficile de convaincre le monde de l’artisanat qui est très décalé au web.
Comment faire donc ? Je choisis rapidement de me pencher vers l’affiliation Amazon pour son catalogue de produits intéressant et ses liens qui permettent de tracker facilement (ce sera ça de moins à faire pour l’instant).
C’est pas ce que je voulais pour mon fake e-commerce, mais j’ai pas le choix. En plus de ça, les personnes qui ont déjà fait de l’affiliation savent que les commissions Amazon sont très faibles (autour de 3 %) mais pour rappel, le but n’est pas de faire de l’argent, mais de tester des techniques de visibilité dans les moteurs de recherche avec un fake e-commerce.
Enfin bon, j’ai la solution pour étoffer mon catalogue. Il me reste plus qu’à sélectionner et à publier un bon nombre de fiches produit avec du contenu plus qualitatif.
Quels seront les prochains chantiers ?
En plus de la récolte des résultats des tests actuels et de l’ajustement, j’ai déjà en tête quelques chantiers qui pourraient se mettre en place très bientôt :
- Déploiement d’un maillage interne thématisé : des liens internes provenant des pages qui performent et qui appartiennent au même sujet avec la bonne ancre de lien
- L’intégration de liens d’affiliation vers Amazon visibles par les moteurs de recherche n’étant pas une bonne pratique à mon sens, je vais devoir déployer de l’obfuscation sur les liens d’affiliation.
- En plus de cela, dans le but de recréer un parcours d’achat classique, une solution au niveau du panier doit être trouvée.
| Chantier à prévoir | Statut | Priorité |
|---|---|---|
| Déploiement d’un maillage interne thématisé : des liens internes provenant des pages qui performent et qui appartiennent au même sujet avec la bonne ancre de lien | Planifié | 1 |
| Enrichir sémantiquement mes fiches produits existantes avec du contenu utile et optimisé SEO | Planifié | 1 |
| Étoffer le catalogue de produit | Planifié | 1 |
| Obfuscation des liens d’affiliation Amazon pour éviter leur visibilité par les moteurs de recherche | À planifier | 2 |
| Mise en place d’une solution panier pour recréer un parcours d’achat classique et améliorer les signaux utilisateurs | À planifier | 2 |
| Création de plusieurs pages sous-catégories plus granulaires | À planifier | 2 |
Merci pour votre lecture !
Cet article sera mis à jour au fur et à mesure des tests. Je cherche un moyen de mettre en forme le suivi afin que ce soit clair et synthétique. Si vous avez des suggestions à me faire, n’hésitez pas.
Contenu rédigé par un humain, relu par un LLM.
1source : service-public-gouv.fr

